Confondu avec une chipolata géante, Édouard Philippe finit au barbecue

Par Ferdinand Boisson

Le drame a été évité de justesse hier au Pradet (Var). En visite officielle pour « voir comment ces connards de pauvres passent leurs vacances et avoir l’air proche d’eux », selon un membre de son cabinet, le Premier ministre a été rapidement interpellé par des vacanciers alors qu’il visitait un camping, peu avant l’heure du déjeuner.

« Tout est allé très vite, la sécurité n’a pas eu le temps d’intervenir », nous confie une source proche de Matignon. D’abord, un homme d’une quarantaine d’années, rapidement rejoint par sa femme et deux amis, a entrepris de piquer le chef du Gouvernement avec une fourchette, lui infligeant des blessures superficielles, mais nombreuses. Sa serviette autour du cou, l’homme aurait déclaré, selon des témoins ne pas vouloir « laisser passer l’occasion de se taper la plus belle saucisse qu’il ait jamais vue ». Malgré ses cris, Edouard Philippe a ensuite été rapidement allongé sur une table et badigeonné de moutarde par d’autres vacanciers, avant de se faire tapisser d’herbes de Provence.

« Le barbecue était déjà chaud, ils ont pu commencer à le cuire immédiatement après. Je n’excuse pas, mais il faut dire que la confusion est bien compréhensible », affirme aujourd’hui le patron du camping, à deux pas des plages. « Venir comme ça, avec ce physique-là, juste avant l’heure du déjeuner alors que les barbecues chauffent un peu partout, c’est de la provocation. Il avait même plaisanté en disant que c’était la saison des grillades. Alors forcément, ça a donné des idées à ceux qui avaient vraiment faim ».

Placé entre deux grilles chauffées au rouge, le Premier ministre a dû attendre une dizaine de secondes, qui ont dû lui sembler interminables, avant d’être secouru par son service de sécurité. « Ses brûlures sont superficielles, mais psychologiquement, c’est très dur. Maintenant, il n’arrive plus à voir autre chose qu’une grande saucisse avec des cheveux et une barbe, quand il se regarde dans la glace. Bien sûr, pour les Français, rien de nouveau, mais lui ne s’était jamais perçu comme ça… », selon une source gouvernementale. Privés de repas, les vacanciers dépités ont cependant pu se rabattre sur un cochon sauvage qui passait par là, rapidement embroché et grillé. Avant la cuisson, il aurait eu le temps de crier : « Ne me touchez pas, je suis le président du Sénat ! »

Par Ferdinand Boisson.


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