« Salut les bouseux! », le livre de blagues d’Emmanuel Macron se vend très mal

Par Ferdinand Boisson

« Je me doutais que les Français seraient bien trop radins pour mettre un pognon de dingue dans cette anthologie de la gaudriole (rires) ! »

C’est par l’humour, cet humour qui lui colle à la peau, que le Président a réagi ce matin à l’annonce d’une série de suicides faisant suite à la publication de son « florilège de blagues pour faire chier les pauvres » (92 pages, 18€, aux éditions Christophe Barbier). Selon l’AFP, plus de 250 personnes se seraient ainsi donné la mort après en avoir lu les premières pages.

Pourtant, le ton de l’ouvrage se voulait bon enfant avec une belle collection de blagues classées par thème : « Pourquoi les jeunes préfèrent-ils toucher le RSA plutôt que de bosser comme tout le monde », « Pourquoi les ouvriers sont-ils souvent des connards moches », ou encore « Comment expliquer les bienfaits de la mondialisation à une caissière complètement conne »

Un humour de bon aloi selon M. Macron : « Aujourd’hui, on ne peut plus se fendre la poire, comme disent les jeunes. Désolé, mais j’ai pris l’habitude de me gondoler comme un joyeux drille, et ce ne sont pas quelques zigues qui vont m’empêcher de raconter des carabistouilles! »

Interrogé sur le sentiment d’humiliation que pourrait ressentir certaines catégories de la population face au titre de son ouvrage mais également du fait de son contenu, le Président botte en touche. « L’humour, c’est comme la thune: ça ne ruisselle pas dans toutes les strates de la société (rires). Tenez, celle-là je la note pour plus tard, elle est énorme (il griffonne rapidement dans un cahier d’écolier). Plus sérieusement, détendez-vous, les smicards : la vie n’est déjà pas forcément marrante quand on vivote aux crochets de l’Etat en se tournant les pouces, alors si en plus vous perdez votre second degré…
(Il mime un pistolet sur sa tempe) Autant se buter de suite (rires) ! « 

Un véritable guide de distance et d’auto-dérision, donc, que celui qui se définit comme « le fils naturel d’un Guy Bedos de droite et de Cyril Hanouna » a entendu offrir aux couches inférieures de la population, dans un salutaire éclat de rire. Espérons que la leçon sera retenue, car un autre classeur de blagues est prévu pour septembre. Au menu : « Licornes, dragons, fin de la taxe d’habitation et autres chimères », « Pourquoi les petites communes passent-elles leur temps à réclamer du pognon plutôt que de mourir en silence ? » ou encore « Les pauvres ne boivent pas de champagne, c’est bien la preuve qu’ils ont des goûts de chiotte »

La fête ne fait que commencer!

 

Par Ferdinand Boisson

 


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